-
Calendrier
Informations pratiques

Renseignements
et réservations
Nous contacter : +33(0)1 42 56 90 10
Vous abonner

Diverses formules sont disponibles :
Concerts du Soir
Alexandre Tharaud
piano
Les Violons du Roy
orchestre de chambre
Bernard Labadie
direction
Piano aux Champs-Élysées
lundi 21 novembre 2011 à 20:00
75 - 55 - 40 - 28 - 10 - 5 euros THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES
Joseph Haydn Symphonie n°44
Johann Sebastian Bach Concerto pour piano en sol mineur BWV 1058
entracte
Wolfgang Amadeus Mozart Symphonie n°17 en sol majeur K. 129
Wolfgang Amadeus Mozart Concerto pour piano n°9 en mi bémol majeur K. 271 "Jeunehomme"
(photo Camirand)
concert enregistré par France Musique, à la réécoute pendant un mois sur francemusique.com
Avec chaque nouvelle interprétation, Alexandre Tharaud explore une nouvelle piste et ouvre une nouvelle perspective. Qui d’autre aurait rapproché le Concerto en sol mineur où Bach porte la forme concertante baroque à sa perfection, et le « Jeunehomme» où Mozart donne le premier de ses chefs-d’œuvre dans le genre ? Pour l’accompagner, le pianiste a trouvé chez Bernard Labadie et l’ensemble Québécois Les Violons du Roy des interprètes qui partagent sa curiosité et son goût iconoclaste : avec eux, les symphonies de Haydn et Mozart marcheront loin des sentiers battus.
Pablo Galonce
Notes du programme :
Le programme de ce soir s’articule autour de trois grands maîtres : Bach, l’un des précurseurs du concerto, Haydn avec la Symphonie n°44, superbe exemple du style « Sturm und Drang » et Mozart avec le Concerto « Jeunehomme », « l’une des plus grandes merveilles qui soient au monde » d’après Alfred Brendel.
Lorsqu’il compose la Symphonie n° 44, en 1771, Joseph Haydn est au service du prince
Nicolas 1er Esterházy depuis dix ans. En 1776 il écrit dans son autobiographie : « Placé à la tête d’un orchestre, je pouvais me livrer à des expériences, observer ce qui provoque l’effet ou l’amoindrit et par suite, corriger, ajouter, retrancher, en un mot oser ; isolé du monde, je n’avais auprès de moi personne qui pût me faire douter de moi ou me tracasser, force m’était donc de devenir original. » L’œuvre est une synthèse de la manière baroque et du « Sturm und Drang » qui prend son essor à la même période, discours musical déjà pré-romantique, fait de clairs-obscurs, de contrastes et de sonorités voilées (utilisation de la sourdine dans le 3ème mouvement) . L’Allegro de mesure 4/4 est de forme sonate, suit un Menuet en canon, un Adagio qui est un sommet de la littérature classique, et un Presto qui reprend la forme sonate initiale.
Le Concerto pour clavier en sol mineur BWV.1058 est à l’origine le Concerto pour violon n°1 BWV.1041 que Bach a transcrit pour clavecin. Le 1er mouvement, vif, sans indication de tempo, alterne les ritournelles et les épisodes pour soliste. Dans l’Andante en ut majeur, une mélodie au clavier se déploie au-dessus d’un tapis de cordes, au rythme obsédant et répétitif, qui confère à ce mouvement un côté envoûtant et majestueux. Le Finale en la mineur, dynamique, réunit les cordes au soliste dans un rythme de gigue. Alexandre Tharaud : « Un concerto de Bach, c’est une relation amoureuse, un câlin entre le soliste et les musiciens. Il y a notamment ces beaux unissons, où le violoncelle joue la même chose que ma main gauche. »
Composition de jeunesse terminée en mai 1772, la Symphonie n°17 relève encore du modèle dérivé de la sinfonia italienne en trois mouvements. L’Allegro de mesure 4/4 emprunte l’utilisation du crescendo typique de l’école de Mannheim. L’Andante, de mesure 2/4, fait apparaître un violon solo. L’influence de Haydn se fait sentir dans cette musique bien séduisante.
Mozart dit avoir écrit le Concerto pour piano n°9 pour une pianiste portant le nom de Jeunehomme. D’après Michael Lorenz, il s’agirait de Louise Victoire Jénamy, fille du danseur Jean-Georges Noverre, ami de Mozart. C’est le piano qui commence, petite innovation que Beethoven reprendra pour certains de ses concertos pour piano, avec un Allegro en mi bémol majeur de mesure 4/4. Le 2ème mouvement, Andantino en ut et de mesure 3/4, est en mineur, ce qui est assez rare pour Mozart. C’est à nouveau le piano qui ouvre le 3ème mouvement avec un solo, grand Rondo (presto) en mi bémol majeur, interrompu par un menuet lent. L’œuvre s’achève dans son tempo initial. Perfection de forme, beauté sensuelle, idéal d’équilibre et de dialogue entre le soliste et l’orchestre, hardiesse des modulations, inventions techniques : Mozart s’éloigne du style galant qui caractérise l’époque de sa jeunesse pour offrir l’un des premiers chefs-d’œuvre de la période classique.
Bernard Labadie a fondé « Les Violons du Roy » en 1984, ainsi nommés en hommage au Versailles de Louis XIV. Ils jouent sur instruments modernes en privilégiant une approche stylistique marquée par les recherches les plus récentes sur l’interprétation des musiques baroque et classique. Alexandre Tharaud, qui joue aussi sur piano moderne, s’est beaucoup consacré à un retour aux fondamentaux que sont Bach, Rameau et Scarlatti.
Sophie Flusin © Jeanine Roze production







