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Diverses formules sont disponibles :
Concerts du Dimanche Matin
Natalia Gutman
violoncelle
Bach au violoncelle
dimanche 22 janvier 2012 à 11:00
tarif plein : 25 € moins de 26 ans : 12 € moins de 9 ans : gratuit collectivités (nous contacter) : 20 € THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES
(photo Eric Mahoudeau)
Johann Sebastian BACH
Suite pour violoncelle seul n°1 en sol majeur BWV 1007
Suite pour violoncelle seul n°2 en ré mineur BWV 1008
Suite pour violoncelle seul n°3 en ut majeur BWV 1009
Témoin et acteur de la grande époque de la musique russe, Natalia Gutman, élève de Rostropovich, partenaire de Richter et de Kogan, porte avec elle non seulement son violoncelle mais tout un héritage. Elle continue aujourd’hui à l’enrichir en se tournant vers les plus jeunes : son interprétation des Suites pour violoncelle seul de Bach, loin de redire les formules de la tradition, s’est renouvelée par l’écoute des interprétations baroques pour trouver une fraîcheur et une liberté suprêmes. Savoir se transformer, n’est-ce pas le signe distinctif des grands ?
Pablo Galonce
NOTES DE PROGRAMME :
1717 - 1723 : BACH COMPOSE LES SUITES POUR VIOLONCELLE et...
1717 à 1723 : Bach est Konzertmeister du prince Leopold d’Anhalt à Coethen
1720 : Scarlatti est nommé maître de chapelle de Jean V de Portugal
1721 : Telemann est nommé directeur de la musique de la ville à Hambourg
Louis XV danse aux Tuileries «Les Éléments, ballet du Roy»
de Delalande et Destouches
1722 : Rameau publie le Traité de l’Harmonie réduite à ses principes naturels
Les Suites ont été écrites à la cour de Coethen : Bach, maître de chapelle d’un prince calviniste n’a pas le droit de composer de la musique sacrée ! Alors qu’à Weimar, d’obédience luthérienne, il avait créé environ 300 cantates, il se consacre désormais à la musique de chambre et signe ses plus grandes œuvres instrumentales : Sonatas et Partitas pour violon, Clavecin bien tempéré (1er cahier), Suites pour violoncelle, Concertos brandebourgeois...
L’unité d’ensemble des Suites pour violoncelle seul fait penser que Bach les a écrites comme un cycle. A l’époque, la viole de gambe joue un rôle de basse virtuose chez les cordes. C’est un instrument monodique, mais, depuis la Renaissance, on a développé une technique de composition qui utilise le style brisé à base d’arpèges pour donner une impression de polyphonie. Bach va utiliser toutes les aptitudes polyphoniques du violoncelle dans une nouvelle approche de l’instrument, le traitant non plus en instrument d’accompagnement mais comme un instrument soliste.
Ce nouveau type de mélodie sous-entend son propre soutien harmonique. Comme l’a fait remarquer Anner Bylsma, Bach donne l’impression à l’auditeur qu’il entend une suite complète, harmonie et contrepoint compris, sans oublier les dissonances et les syncopes qui n’existent que par un effet de substitution mentale de la part de l’auditeur.
L’organisation des mouvements est très stricte, les préludes inaugurant une suite de danses classique : allemande, courante, sarabande et gigue, dans la même tonalité et toujours dans le même ordre. L’allemande, en contrepoint, est l’ancêtre de l’allegro de sonate, la courante est d’origine française ou italienne («corrente»), la sarabande, espagnole, est l’ancêtre du mouvement lent de sonate. Les «galanteries», deux pièces modernes juxtaposées, devaient être jouées en alternance - menuet, bourrée ou gavotte - la première dans une tonalité principale, la seconde dans la tonalité relative : c’est l’ancêtre du 3ème mouvement de sonate «scherzo-brio». La gigue, d’origine anglaise, préfigure le mouvement vif conclusif de la sonate.
Dans ces suites pour violoncelle, Bach exploite le caractère rythmique de la danse, beaucoup plus que dans celles pour violon seul. Il est vrai que dans les danses originales, la partie rythmique étant confiée à la basse, c’était déjà la partie du violoncelle. Les Suites pour violoncelle seul n’eurent pas le succès des Sonatas et Partitas pour violon, en grande partie parce qu’il y avait bien moins de virtuoses dans cet instrument qu’en violon, et il faudra attendre Pablo Casals pour qu’elles deviennent des classiques incontournables du répertoire.
Sophie Flusin © Jeanine Roze production






